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Rapport les impacts de la crise sanitaire - Mars 2021

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Rapport les impacts de la crise sanitaire - Mars 2021

Après un rapport sur le premier confinement sorti en juin dernier, les Petits Frères des Pauvres dévoilent les résultats d’une étude qualitative réalisée en collaboration avec le Cercle Vulnérabilités et Société, auprès de 100 personnes âgées, de professionnels de santé, d'aidants et de bénévoles, pour analyser les effets de la crise sanitaire sur nos aînés. Il met en lumière l’impact déterminant des conditions de vie, des vulnérabilités et de la fragilité des liens sociaux sur le vécu de cette période.

 

En juin 2020, les Petits Frères des Pauvres publiaient un rapport consacré aux effets du premier confinement sur les personnes âgées (réalisé avec l'institut CSA Research sur 1500 personnes âgées de 60 ans et plus). Alors que nous étions encore au début de cette crise sanitaire et sociale, nous y apprenions notamment que 720 000 personnes âgées n'avaient eu aucun contact avec leur famille durant le confinement ou encore que 650 000 personnes âgées n’avaient trouvé personne à qui parler. 

 

10 mois plus tard, ce nouveau rapport, réalisé avec le soutien financier de la CNSA (Caisse nationale de solidarité à l’autonomie) et la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse), présente des données complètes sur le vécu par les aînés durant ces derniers mois. 

 

 

La crise sanitaire, des conséquences à long-terme sur nos aînés

Pour tous les Français, comme pour nos aînés, la crise va marquer durablement les esprits. Ce qui ressort des entretiens, c’est le sentiment de privation quasi-unanime : le manque de contact physique, le « peau à peau » et les marques d’affection associées, souvent vécus comme une perte que les nouvelles technologies à distance peinent à remplacer dans la durée.

 

Ce qui a marqué profondément aussi, ce sont la gestion de la crise et son traitement médiatique qui semblent avoir influé durablement sur le regard que des personnes de plus de 60 ans ont-elles-mêmes sur les personnes âgées. Ces aînés souffrent d’une vision de la société qui ramène de facto la vieillesse à la pathologie et à la fragilité. 

 

D’ailleurs, un grand nombre de personnes qui ont témoigné ont le sentiment d’être exclues, d’être en marge de la société du fait de leur âge. 

 

 

La crise vécue différemment selon son habitat, ses revenus…

Vivre le confinement dans un studio insalubre en Seine-Saint-Denis ou dans un pavillon avec jardin dans le Périgord, c’est totalement différent. Selon les entretiens menés, le confinement est d’autant mieux vécu lorsque les conditions matérielles, financières et lorsque le niveau des contacts préexistants sont déjà élevés. 45 % des personnes interrogées avec des revenus mensuels inférieurs à 1000 € ont mal vécu le confinement, contre 18 % des personnes avec des revenus supérieurs à 2000 € mensuels.

 

En revanche, pour les plus précaires, le confinement est source d’une importante souffrance psychique et exacerbe une précarité financière déjà existante.

 

À noter, la crise sanitaire est mieux vécue dans des habitats alternatifs pour personnes âgées comme les résidences autonomie qu’à domicile ou en Ehpad : c’est le cas pour 47 % de ces résidents qui l’ont plutôt bien vécu contre 25 % à domicile et 27 % en Ehpad.

 

 

Des risques de fracture générationnelle ?

Dans cette crise, Jeunes VS Vieux ? Au cours des entretiens, de nombreuses personnes âgées ont spontanément émis quelques plaintes à l’égard des jeunes, regrettant le laxisme dans l’application des gestes barrières, ou une certaine forme de jouissance illimitée. Parallèlement, la crise a entraîné un resserrement des liens intergénérationnels au sein de la cellule familiale : les personnes âgées témoignent alors d’une inquiétude pour la jeune génération vis-à-vis d’un avenir perçu comme très sombre.

 

 

Crise sanitaire : les préconisations des Petits Frères des Pauvres

À l’issue du rapport, les Petits Frères des Pauvres émettent plusieurs préconisations à l’attention des pouvoirs publics mais aussi des citoyens pour maintenir le lien avec les plus fragilisés et favoriser la reconstruction de « communs acceptables » par tous.

 

L’Association recommande par exemple de mettre en place une politique durable de soutien au maintien à domicile, d’offrir aux personnes âgées une vraie politique nationale de prévention et de compensation de la perte d’autonomie ou encore de soutenir et valoriser l’engagement citoyen et les initiatives intergénérationnelles.

 

 

EN SAVOIR PLUS

 

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Pour découvrir l'intégralité du rapport, cliquez sur le lien ci-contre